Réformes canadiennes en matière de protection de la vie privée : 5 exigences essentielles concernant les renseignements personnels

Malgré l'habitude moderne de publier chaque instant de notre vie en ligne, accessible à tous, il existe encore de nombreuses choses que nous souhaitons – voire devons – garder privées : nos données financières et médicales, nos données de géolocalisation et nos informations d'identité, pour n'en citer que quelques-unes. Pourtant, nous avons été conditionnés à accepter la diffusion incessante de ces données à travers le monde, vers des destinations et à des fins inconnues.
Les lois sur la protection de la vie privée, quant à elles, visent à encadrer l'utilisation sécurisée et appropriée de ces informations et à responsabiliser ceux qui ne le font pas. Si vous possédez des données, si vous les détenez, ou même si vous vous contentez d'inciter d'autres personnes à les utiliser, vous êtes responsable de leur accès et de leur utilisation.
Nous allons ici examiner trois textes législatifs et exigences de ce type pour les entreprises qui font des affaires au Canada ou qui traitent des renseignements appartenant à des citoyens canadiens : la LPRPDE, la LPRP et la loi 25 du Québec.
Évolutions du droit canadien de la protection de la vie privée
À partir de 2021, nouvelles réglementations est entré en vigueur dans tout le Canada (par exemple, Projet de loi 64 du Québec et Loi de 2022 sur la mise en œuvre de la Charte numériqueLa plupart des principales dispositions étant intégrées progressivement chaque année en septembre, la dernière section, relative à la portabilité des données, entrera en vigueur en septembre 2024. Ces mises à jour (ou « réformes ») reflètent l’évolution des attentes du public quant à l’utilisation, au partage et au stockage de ses informations.
Commençons par un aperçu général de trois réglementations importantes en matière de protection des données :
- La Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (PIPEDA)—initialement promulguée en avril 2000 pour protéger les renseignements personnels tels que les renseignements sur la santé (PHILa LPRPDE, qui vise à promouvoir le commerce électronique en protégeant les renseignements personnels et en autorisant l’utilisation de moyens électroniques pour communiquer ou enregistrer des renseignements ou des transactions, constitue la pierre angulaire de la réglementation sur la protection de la vie privée au Canada depuis plus de vingt ans. Autrement dit, les promesses d’Internet ont également engendré des risques importants, d’où la nécessité d’une intervention juridique pour protéger les utilisateurs et surveiller/signaler les fuites de données.
- La loi sur la protection de la vie privée des consommateurs (CPPALa première partie de la Loi de 2022 sur la mise en œuvre de la Charte numérique (qui remplace la LPRPDE) actualise plusieurs principes fondamentaux en prévoyant des lignes directrices plus complètes, des sanctions encore plus sévères et en commençant à aborder les technologies émergentes telles que l'intelligence artificielle (IA). Ces changements permettront à la LPRPDE de s'aligner sur de nombreuses autres lois. RGPD de l'UE exigences, y compris les transferts transfrontaliers.
- La Loi sur le Québec (Projet de loi 64— vise également à moderniser la LPRPDE dans cette région, en établissant des lignes directrices normatives mises à jour pour les évaluations de la protection de la vie privée, les examens des systèmes, le signalement des atteintes à la protection des données et le traitement des données (p. ex., le consentement, le « droit à l’oubli » et l’anonymisation/destruction pour supprimer les renseignements personnels). À l’instar de la LPRP, le projet de loi 64 impose aux hauts responsables la responsabilité de la conformité et des exigences relatives à la LPRPDE. transferts transfrontaliers.
5 Exigences en matière de renseignements personnels
Chaque acte législatif comprend des mesures essentielles que les entreprises doivent prendre dans le cadre de leurs opérations de sécurité des données :
- Responsabilité (LPRPDE 4.1 – Principe 1Une organisation est responsable des renseignements personnels qu'elle contrôle. Comme indiqué précédemment, cela implique de habiliter certaines personnes à superviser la collecte et le traitement quotidiens appropriés des données sensibles. Votre organisation doit mettre en œuvre des politiques et des pratiques pour donner effet à ces principes, notamment en instaurant des procédures de protection des renseignements personnels, en répondant aux plaintes et en formant le personnel à expliquer les politiques et procédures de l'organisation.
- Limitation de l’utilisation, de la communication et de la conservation (LPRPDE 4.5 – Principe 5) : « les renseignements personnels ne doivent pas être utilisés ni communiqués à des fins autres que celles pour lesquelles ils ont été recueillis, sauf » avec le consentement du destinataire ou en vertu d’une obligation légale. Ces données doivent être conservées « uniquement pendant la période nécessaire à la réalisation de ces fins ». Pour respecter cette exigence, vous devez documenter les lignes directrices et les procédures relatives aux contrôles des périodes de conservation et au principe du moindre accès utilisateur (MAU).
- Mesures de protection (LPRPDE 4.7 – Principe 7) : l’application des lignes directrices sur l’utilisation des données se fait par le biais de « mesures de sécurité adaptées à la sensibilité de l’information ». Il s’agit essentiellement d’identifier et de classer les données afin de pouvoir les protéger par le contrôle d’accès et le chiffrement en fonction de « la quantité, la distribution, le format et le mode de stockage de l’information ». Plus l’information est sensible, plus les contrôles sont stricts, notamment les « mesures organisationnelles et les habilitations de sécurité ». Cela comprend la destruction et l’élimination appropriées (automatisées) des données.
- Dé-identification —Projet de loi C-27 La LPRPDE ajoute de « nouvelles exigences concernant l’utilisation des renseignements dépersonnalisés et des interdictions de réidentification ». En effet, même les données qui ont été Les informations anonymisées sont toujours considérées comme des informations personnelles.et est soumise aux obligations de toute personne stockant ou partageant ces données avec d'autres parties ou à d'autres fins.
- Les analyses d’impact sur la vie privée (AIVP, en vertu de la loi 25 du Québec) sont des procédures obligatoires visant à garantir que les renseignements personnels et les systèmes de collecte soient régulièrement examinés et respectent les exigences de confidentialité. Une AIVP comprend l’identification des risques, la documentation et le signalement des atteintes à la vie privée, ainsi que la compréhension des préjudices pouvant résulter d’une utilisation illicite des données. L’AIVP contribue à prévenir les atteintes à la vie privée en définissant le système permettant de détruire ou d’anonymiser les renseignements personnels une fois que la finalité de leur collecte est atteinte, c’est-à-dire de les faire oublier.
Comment Cyera soutient les efforts de conformité
Se préparer à la mise en conformité avec ces nouvelles lois sur la protection de la vie privée représente un défi de taille. Cyera vous offre les outils nécessaires pour vous protéger efficacement contre les violations de données grâce à une découverte globale des données, un contexte sur les contrôles de sécurité actuels, l'identification des utilisateurs ayant accès aux données et des informations sur les propriétés des données telles que leur ancienneté, leur type et leur durée de conservation.
Avec Cyera, vous pouvez créer automatiquement un inventaire de vos données sensibles afin de savoir précisément ce que vous possédez, où elles se trouvent et quels sont les risques associés. Cet inventaire est essentiel pour garantir la traçabilité, l'utilisation appropriée des données, la mise en place de mesures de protection et la réalisation d'analyses d'impact relatives à la protection des données (AIP), car il est indispensable de connaître ses données pour pouvoir les protéger.
Pour vous aider à mieux documenter votre conformité, Cyera vous permet d'auditer les contrôles de sécurité des données sensibles en indiquant si celles-ci sont chiffrées, tokenisées, hachées ou en clair. Vous pourrez ainsi comprendre les utilisateurs, leurs rôles, leurs permissions et l'objectif d'utilisation afin d'appliquer le principe du moindre privilège aux données. De plus, la surveillance des accès à la base de données, des journaux, des sauvegardes et des erreurs de configuration susceptibles d'exposer des données sensibles garantit la responsabilité en matière de gestion des données.
Négliger les vulnérabilités et accorder un accès trop permissif pouvant entraîner une perte de données, ou conserver des informations personnelles au-delà de la période de conservation requise, constituent autant de risques pour votre organisation. Cyera identifie les utilisateurs ayant accès aux données et génère des rapports à ce sujet. fins de cet accèsSi vos données client sont obsolètes (au-delà de ce que permet votre politique de conservation) ou sont associées à un ancien employé, Cyera détecte la présence de ces données.
Cyera adopte une approche de la sécurité centrée sur les données, évaluant l'exposition de vos données au repos et en cours d'utilisation et appliquant de multiples niveaux de défense. Grâce à une analyse approfondie et globale du contexte de vos données, Cyera est la seule solution permettant aux équipes de sécurité de localiser leurs données, d'identifier les risques et d'intervenir immédiatement pour y remédier et garantir la conformité, sans perturber l'activité.
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